Quel sujet depuis le XXe siècle?
Le XXeme siècle aura surtout été marqué par une crise sans précédent du sujet. La notion même de lucidité, celle de maîtrise de soi et de responsabilité vont être mises à mal. Non pas que le sujet puisse en être totalement déchargé, mais plutôt qu’il doive en être en assez bonne partie du moins, et du fait de certaines structures “excusé”.
Les déterminismmes physico-chimiques, sociaux et économiques, le poids de l’histoire, celui de la sexualité vont tendre à minimiser la place du libre arbitre et mettre en évidence un nouvel être humain qui se démène pour faire du mieux qu’il ne peut, mais qui ne peut jamais qu’à l’aune de la puissance que la nature exprime par son intermédiaire.
Le Spinozisme d’une certaine manière semble être la position philosophique générale dominante. Il faudra désormais pouvoir spécifier comment la science et les techniques s’étayeront sur cette vision générale de l’éêtre humain, qui n’est plus un centre de réflexion et de décision omnipotent, capable de faire seulement ce qu’il a décidé de faire et de s’abstenir de faire ce qu’il a renoncé à faire.
Non depuis environ un siècle maintenant, l’homme a cessé de pouvoir croire en une représentation de degré zéro et naïve de ses pensées et de ses actes. Il est entré inéluctablement dans une phase d’interprétation où se joue un ordre régi par la nécessité, et qui dépasse de très loin ses prétentions et revendications conscientes. Certes la psychanalyse a joué sous ce rapport une rôle de premier plan, mais l’histoire également, jonchée d’actes dépassant toujours les prévisions et prédictions, et la politique (quel paradoxe!) du fait même de la démocratisation galopante plus que jamais décalée entre un discours affiché et revendiqué comme clair et sincère (à juste titre d’ailleurs) et des actions finalement acceptées en dépit de leur incohérence souvent doublée de violences diverses et variées.
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